Comment choisir son psychologue à Lyon ?

24 Sep 2018 10:47
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Un homme ou une femme ?

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« A 17 ans, je suis devenue anorexique, raconte Aline. On m’a proposé une psychothérapie. J’ai insisté pour être suivie par un homme. Je crois que j’espérais le séduire pour le convaincre que j’allais bien et m’éviter une difficile introspection. C’était un bon psy, il n’a pas été dupe et nous avons travaillé deux ans ensemble. Après avoir vaincu mon anorexie, j’ai commencé une nouvelle analyse, cette fois avec une femme, sans doute pour me réconcilier avec ma féminité. Que mon premier psy ait été un homme et le second une femme, ça a compté pour moi sur le moment. Mais au fond, ce qui m’a vraiment aidée, c’est qu’ils connaissaient bien, tous les deux, le problème de l’anorexie. »

L'avis de Sylvie Angel : « Choisir un homme ou une femme n’est pas important. Des études montrent que les femmes, lorsqu’elles ont des problèmes de fécondité, préfèrent en parler à des femmes, tandis que les hommes préfèrent s’ouvrir de leurs difficultés sexuelles à des hommes. Ça ne veut pas dire que les hommes thérapeutes ne peuvent rien comprendre aux problèmes des femmes et réciproquement. Si vous avez plus confiance en l’un ou l’autre, écoutez-vous. Votre thérapie se déroulera d’autant mieux si elle ne débute pas sur une préférence contrariée. Petit à petit, vous serez amené à explorer les motifs inconscients de votre choix. Vous vous apercevrez sûrement que c’est avant tout le professionnalisme du thérapeute qui compte. »

Quelles questions poser lors du premier entretien ?

A DÉCOUVRIR

A LIRE

Comment bien choisir son psy

de Sylvie et Pierre Angel.

Un guide pratique enrichi de nombreux témoignages pour vous aider à choisir, parmi les différentes techniques de psychothérapie, celle qui vous convient le mieux en évitant gourous et charlatans (Robert Laffont, 1999).

« A la première séance, j’ai déballé mon sac, se souvient Renée, puis le psy m’a dit : “C’est 60 € la séance, deux fois par semaine.” J’ai accepté sans broncher. Mais lyon pouvais pas assumer une telle dépense. Après plusieurs semaines, je lui en ai parlé. Il m’a demandé combien je pensais devoir le payer et à quelle fréquence je désirais le voir. Nous avons discuté, négocié. Avec le recul, j’ai réalisé que je n’avais posé aucune question à la première séance. Et mon psy avait bien compris ma problématique : je m’en étais totalement remise à lui comme j’avais l’habitude de m’en remettre aux autres, au point de me perdre. En m’imposant un tarif et un rythme, il m’invitait à réagir, à m’ psychologue lyon 6eme . »

L'avis de Sylvie Angel : « Le premier entretien est une évaluation. Le psy tente de comprendre les grandes lignes de votre problème pour poser des indications thérapeutiques : psychanalyse, thérapie comportementale, familiale… De votre côté, vous devez aussi lui poser des questions. Vérifiez ses compétences : sa formation, à quelle école il appartient, etc. Faites-vous exposer les modalités de la cure : tarif, fréquence, cadre (face à face, divan, exercices). Il doit pouvoir expliquer sa démarche honnêtement. Gardez votre sens critique en éveil, mais méfiez-vous de vos projections : les reproches que vous lui adressez sont peut-être les signes d’une résistance à vous engager dans une thérapie. Et si vous ne le “sentez” pas lors de ce premier entretien, n’hésitez pas à en consulter un autre. »

Comment savoir si mon psy me convient ?

« Je traversais une grave crise conjugale. Déboussolée, déprimée, j’ai décidé de consulter un psy. Durant plusieurs séances, il m’a écoutée attentivement, ponctuant mon récit de commentaires “amicaux” : “Il est gonflé d’avoir dit ça ! Vous auriez dû répondre ceci. J’espère que vous êtes partie en claquant la porte”, etc. Il était plutôt sympathique et je me sentais comprise. Puis il s’est mis à me donner des conseils directs. “ lyon , ne lui répondez pas. Dans tel autre, sortez dîner avec une amie.” Des comportements que je n’arrivais pas à appliquer. Je culpabilisais, je me sentais de plus en plus mal à l’aise et n’arrivais plus à penser par moi-même. Quand je me suis aperçue que j’interrompais toute discussion avec mon mari pour en parler à mon psy et recueillir son avis, j’ai tout arrêté. Il s’était écoulé six mois. »

L'avis de Sylvie Angel : « Méfiez-vous des psys qui vous entraînent dans une relation de dépendance : le but d’une thérapie est de vous conduire à plus d’autonomie dans la gestion de votre souffrance. Pour savoir si votre psy vous convient, fiez-vous à ce que vous ressentez. La sympathie que vous éprouvez pour lui est un critère important, mais pas suffisant. On peut avoir de la sympathie pour des charlatans. Vous devez avoir le sentiment que votre psy vous écoute vraiment et que vous progressez. Attention à ceux qui vous font croire aux miracles. Les psys ne peuvent garantir ni le résultat de la cure ni sa durée, qui dépendent en grande partie de votre engagement, de votre motivation et de votre difficulté, sauf pour les thérapies centrées sur un symptôme spécifique – phobie, obsession. Fuyez les psys qui sortent de leur cadre professionnel – par une invitation à dîner par exemple – ou qui enfreignent le code de déontologie : secret professionnel, respect de votre anonymat, de votre intégrité physique et sexuelle… »

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